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![]() "Le garçon est mort des oreillons. Nous savons tous qu'il aurait pu être guéri à l'hôpital. Mais les parents n'avaient pas d'argent, et l'enfant est mort, d'une mort lente et douloureuse." Au Bangladesh, un plus grand nombre d'enfants survivent Entre 1990 et 1998, le Bangladesh a réduit d'environ 25 % ses taux de mortalité infantile et juvénile. Résultat remarquable, encore qu'à ce rythme il ne sera pas possible d'atteindre d'ici à 2015 l'objectif fixé. Comment ce pays est-il parvenu à un tel résultat? En privilégiant les immunisations, en entreprenant des campagnes nationales de sensibilisation au traitement de la diarrhée et des programmes spéciaux visant à réduire le nombre de décès dus à des causes liées à la pneumonie et en améliorant l'assainissement et l'accès à l'eau salubre. Une forte participation de la collectivité à la mise en oeuvre des services sociaux de base, l'octroi de bourses spéciales destinées aux filles et le développement du microcrédit en faveur des femmes ont aussi joué un rôle important. |
Les taux de mortalité infantile et juvénile ont baissé de plus de 50 % entre 1960 et 1990. En Chine, au Sri Lanka et au Viet Nam, la mortalité infantile a diminué des trois quarts ce qui permet d'espérer que de tels résultats pourront être obtenus également dans d'autres pays pauvres. Il y a eu toutefois un ralentissement des progrès dans les années 90, et dans la plupart des régions des efforts importants seront nécessaires pour réduire des deux tiers d'ici à 2015 la mortalité infantile et postinfantile. Quels sont les obstacles? Eau insalubre, immunisations inadéquates, guerres et conflits civils, pauvreté et malnutrition graves, auxquels s'ajoutent l'absence d'accès à l'éducation de base, en particulier pour les filles, la progression du VIH/sida et la résurgence du paludisme et de la tuberculose.
Les décès d'enfants de moins d'un an résultent le plus souvent des conditions insalubres qui entourent l'accouchement. Dans le cas des jeunes enfants, en particulier ceux qui souffrent de malnutrition chronique, ce sont la pneumonie, la diarrhée, le paludisme ou les oreillons qui sont fréquemment des causes de décès.
Les taux de mortalité parmi les enfants âgés de moins de 5 ans sont les plus élevés dans les classes les plus pauvres, mais ils sont élevés même dans les milieux relativement aisés. Pour réduire la mortalité infantile et juvénile, il est indispensable d'affecter davantage de ressources aux services sociaux de base, à l'éducation des parents et à l'amélioration de la nutrition, en particulier pour les classes pauvres.
L'éducation rend les femmes capables d'avoir des familles peu nombreuses, de mieux s'occuper de leurs enfants et de leur transmettre des connaissances qui amélioreront leurs conditions de vie. |
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