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![]() "Je vais à la mer chercher un nouveau bébé, mais le voyage est long et dangereux, et je ne sais pas si je reviendrai." C'est la détermination qui compte Nous savons ce qui est nécessaire pour réduire la mortalité liée à la maternité. Il faut des services de planification familiale et de soins maternels de base, des accoucheuses qualifiées, des services de soins néonatals; il faut aussi veiller à ce que les avortements ne soient pas pratiqués dans des conditions dangereuses pour la santé et soigner les problèmes découlant des avortements ainsi que les complications de la grossesse et de l'accouchement. Et nous savons ce que coûtent ces mesures environ 3 dollars par personne et par an dans les pays à faibles revenus. Malgré les bas niveaux de revenus enregistrés en Chine, à Cuba et au Sri Lanka, ces trois pays ont fait baisser la mortalité liée à la maternité grâce à des efforts visant à améliorer l'accès aux soins de santé primaires, à renforcer les systèmes de santé et à améliorer la qualité des soins. |
C'est dans les pays en développement que se produisent 99 % des décès liés à la maternité, dont la plupart sont évitables. Infections, hémorragies et avortements pratiqués dans des conditions dangereuses pour la santé sont les causes de la majorité des décès. Pour réduire la mortalité liée à la maternité, il faut affecter davantage de ressources aux systèmes de santé, afin d'améliorer la qualité des services fournis et le nombre des bénéficiaires et de dispenser des soins prénatals et postnatals aux plus démunis. La mortalité liée à la maternité est difficile à mesurer. La proportion des accouchements assistés par du personnel sanitaire qualifié permet de suivre les progrés réalisés vers une réduction de cette mortalité. Dans les régions où les femmes ne sont pas couramment accouchées par du personnel qualifié, l'objectif est que d'ici à 2015, elles le soient dans 90 % des cas.
La mortalité liée à la maternité varie sensiblement selon les régions du monde faible en Amérique latine, elle très forte en Afrique. Dans nombre de pays d'Afrique pauvres, pour 100 naissances vivantes, il y a une mère qui meurt de complications de la grossesse et de l'accouchement.
La réduction de la mortalité liée à la maternité n'est possible que si les accouchements sont assistés par des agents sanitaires possédant des compétences d'obstétrique, qui non seulement aident les mères à accoucher mais aussi leur dispensent des informations de base sur les soins prénatals et postnatals nécessaires pour elles-mêmes et pour le nouveau-né. Il importe également, dans cette optique, d'améliorer la condition sociale des femmes et de veiller à l'égalité des sexes en matière de services de santé. |
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